Rencontre avec les frères Pierrat, Emmanuel et Jérôme, sur Pièces à conviction

Cette rencontre avec Emmanuel et Jérôme Pierrat s’est tenue dans le cadre de la promotion du livre, Pièces à conviction, 35 grandes affaires qui ont défrayé la chronique, publié aux éditions de La Martinière le 14 septembre 2017. Elle a eu lieu le 18 novembre 2017 à la Bibliothèque des Littératures Policières (BiLiPo).

 

 

Collaboration entre frères

Lors de cette rencontre, les frères Pierrat ont évoqué leur collaboration. L’écriture à deux peut être difficile mais étant frères, la collaboration était plus facile selon eux. Ils se disent qu’ils sont complémentaires car Jérôme a fourni un travail sur les enquêtes puisqu’il est journaliste et Emmanuel s’est intéressé aux criminels et à leurs sorts puisqu’il est avocat.

 

 

 

 

L’affaire Landru

Emmanuel et Jérôme Pierrat ont évoqué, en particulier, L’affaire Landru. Cette affaire les a marqués. En fait, Henri Landru est considéré comme le premier tueur en série de l’histoire criminelle de France. Ces 35 affaires judiciaires sont devenues des faits divers suivis par le peuple.

Les pièces à conviction

Emmanuel Pierrat nous dit : « S’il n’y a pas d’aveux alors c’est un objet, qui va emporter la conviction… c’est l’objet qui va parler… » ; Les frères Pierrat se sont vraiment investis pour produire ce livre et montrer aux lecteurs que l’objet est important. Emmanuel nous dit : « réécrire ou relire les histoires à partir de cet objet central … l’objet est toujours là ». En France, il n’y a pas de législation sur les pièces à conviction donc on peut les vendre ou s’en débarrasser.

Conservation des pièces à conviction

Cette rencontre a permis d’expliquer comment les pièces à conviction sont traités au sein de la justice : schématiquement, ils sont traités par la police puis remis à la justice. Dans leur livre Pièces à conviction, 35 grandes affaires qui ont défrayé la chronique, ils ont étudié des affaires judiciaires où les pièces manquaient car « il n’y avait pas la place, pas le réflexe et puis il y avait des tribunaux où il y avait un peu plus de place, un peu plus de temps, des gens qui étaient plus méticuleux que d’autre, c’est la nature humaine qui a fait qu’on a gardé les objets ou pas » d’après Emmanuel Pierrat. Dans le cas de l’affaire Landru, la pièce à conviction était la cuisinière et a été vendu.

Lors de cette rencontre, les frères Pierrat ont pu discuter à la fois sur la procédure d’appel, sur les jurés, sur la manière dont le procès peut se passer. Emmanuel dit : « De A à Z, c’est humain le procès. Ça se joue avec peu d’éléments ».  Cette rencontre a permis d’évoquer certaines problématiques. Les frères Pierrat, Emmanuel et Jérôme, nous emmènent dans le monde judiciaire aussi complexe que fascinant. Ce livre fonctionne aussi l’exposition « Pièces à conviction » du Musée du barreau de Paris (16 novembre 2017 – 31 mars 2018).

 

Bibliographie :

Emmanuel et Jérôme Pierrat, Pièces à conviction, 35 grandes affaires qui ont défrayé la chronique, Paris, La Martinière, 2017.

 

Sitographie :

https://www.museedubarreaudeparis.com/exposition-pieces-a-conviction-16-novembre-2017-31-mars-2018/

https://www.youtube.com/channel/UC0iwIPeljBMZLAmOTf-NsMQ/videos